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SECHILIENNE

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famille ALLEMAN

Alleman   

 

 

Armes : de gueules, semé de fleurs de lis d'or, à la bande d'argent brochant le tout.

Le proverbe : « Gare la queue des Allemands » résume toute la puissance de cette grande race, dont les branches nombreuses étendaient leur domination sur presque toute la région montagneuse entre le Drac et l'Isère et sur les pays d'Oisans et de Valbonnais. On dit qu'elle était issue d'un seigneur allemand qu'Isarn, évêque de Grenoble, établit dans son diocèse après l'expulsion des Maures. D'autres lui donnent pour auteur Raoul Alleman, sixième fils de Raoul ou Rodolphe, prince de Faucigny, surnommé l'Allemand à cause de sa faveur à la cour de l'empereur Philippe de Souabe (1198-1208) ; mais on retrouve bien antérieurement des traces de son existence.

Cette maison a produit un cardinal archevêque d'Arles, Louis Alleman (1426-1457), deux évêques de Cahors, trois évêques de Grenoble dont Laurent Alleman né à Séchilienne, un grand prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des chevaliers de Malte, des chanoines comtes de Lyon, trois lieutenants au gouvernement du Dauphiné, des commandants d'armée, des conseillers et chambellans de nos rois. Soffrey Alleman dit le capitaine Molard, compagnon d'armes du chevalier Bayard, s'illustra sous les murs de Brescia et fut tué à la journée de Ravenne. Barrachin Alleman de Rochechinard suivit Charles VIII en Italie, et périt, en 1496, à la défense de Novare.

En 1453, il y eut un concordat fait entre quinze branches en présence de Siboud Alleman, évêque de Grenoble, pour régler leurs relations à venir. Il y fut convenu que tous les rejetons de la maison prendraient ou ajouteraient à leurs armes le blason des seigneurs de Valbonnais leurs aînés.

Parmi ces nombreuses branches, les principales étaient celles de Séchilienne, d'Uriage, de Vaulnaveys, de Montmartin, de Rochechinard, de Champs, de Puvelin, d'Arbent en Bugey, de Montejeffon en Franche-Comté, et (d'après l'Hermite Souliers) d'Allaman en Touraine.

Six branches existaient encore en 1670 (voir Chorier) ; elles se sont toutes éteintes et la maison n'est plus représentée que par un seul rejeton dont voici l'origine :

Jean Alleman, fils naturel de Jean-Claude, seigneur d'Uriage (marié le 18 octobre 1613 à Louise de Clermont, dont il n'eut pas d'enfants), fut légitimé par lettres patentes du roi Henri IV en février 1609. Il fit son testament le 4 septembre 1654, et institua pour légataire ses petits-fils Mathias et Louis.

Jean-Claude Alleman, deuxième du nom, seigneur de la Rivoire, reçut de Jean, son père, qui précède, la terre de Montrigaud par acte notarié de 1634. Il épousa Anne de Bussod, fille de Jean de Bussod, avocat consistorial, et en eut :

  1. Mathias, qui suit ;
  2. Louis, qui mourut sans postérité, et institua pour héritier son frère par testament du 10 mars 1667.

Mathias Alleman, seigneur de Montrigaud, fit ses preuves de noblesse avec son frère lors de la recherche de 1666, et obtient une déclaration portant que noble Mathias Alleman d'Uriage, seigneur du Molard, et Louis, seigneur de Montrigaud, avaient suffisamment justifié de leur noblesse. Il mourut le 20 décembre 1724, laissant un fils de Jeanne Chapuis, qu'il avait épousée en 1719.

Joseph Alleman, seigneur de Montrigaud, né le 25 août 1721, épousa le 28 décembre 1745 Constance Sillaux, dont il eut :

  1. Jean-Baptiste Alleman, qui fit partie de l'expédition de la Pérouse en 1785 ;
  2. Joseph Antoine, décédé en 1810

Mathieu Laurent Alleman de Montrigaud, officier de marine, est mort en 1851 laissant un fils : Alexis Laurent Alleman de Montrigaud, ancien élève de Saint-Cyr, sous-lieutenant au 14e de ligne.

Armes : de gueules, semé de fleurs de lis d'or, à la bande d'argent brochant le tout. 

Devise : PLACE, PLACE A MADAME ! et : TOT IN CORDE, QUOT IN ARMIS.

La branche de Montrigaud porte : d'or, au lion de gueules, couronné d'argent.